présence mouvements

 

Alors que l’on se focalise pleinement sur ses mouvements, les regrets du passé et les angoisses du futur, s’estompent peu à peu. Quand je me concentre entièrement, sur ce que fais mon corps, maintenant, alors je deviens présente.

Combien de fois avez-vous oublié ce que vous aviez fait le matin même ? Combien de fois avez-vous oublié ce que vous aviez mangé au déjeuné ? L’esprit était sans doute, ailleurs. Occupé à revoir comme dans un film, ce que l’on avait fait hier ou à essayer d’organiser cette liste de choses à faire.

Alors ce bon déjeuné c’est comme si vous ne l’aviez pas mangé ! Mastication et déglutition automatique sans prise de plaisir. Combien d’instants est-ce que l’on se gâche avec nos millions de pensées qui nous mènent partout sauf, là où l’on est, maintenant ?

Lorsque notre tête est dans le passé, alors on cultive toujours cette émotion, que l’on ressentait au moment de l’évènement auquel on pense. Alors que ce moment, n’existe plus !

Quand je me focalise sur le futur, sur ce que je dois faire «  après » alors je ne profite jamais de ce que j’ai « maintenant ». On prend l’habitude de toujours se dire que « maintenant » n’est pas assez bien, mais que demain tout sera mieux. Alors on se met à courir après ce moment, le moment où nous aurons atteint notre but, quel qu’il soit. On court et la vie semble défiler à une de ces vitesses, « je n’ai pas vu la semaine passée !»

En reprenant conscience de ce que l’on est en train de faire, c’est un peu comme si on ralentissait le temps. On devient plus à même de remarquer ces petits moments de bonheur qui nous échappent à force de toujours penser à ce qui nous reste à faire. On peut enfin prendre le temps de se féliciter de ce que l’on a accompli.

Le « bonheur », celui que l’on espère dans notre futur ne sera certainement jamais comme on l’imaginait. Comment atteindre un idéal qui change dans notre esprit à mesure que les jours passent ?

Cet endroit « idéal », il est ici et maintenant. Il suffit simplement de ralentir pour en reprendre conscience.

« Je ne me demande pas où j’irais demain. Pour l’instant, je sais où je suis. Je suis adossé à la croûte terrestre, écrasé par le bonheur d’être vivant, ici et maintenant » Julien Blanc Gras – Touriste.

 

Carine – Massage et Thérapies Corporelles